| |
|

|
 |
|
2012 | Do It Yourself ! Autodétermination et culture punk. Paris : Le passager clandestin. [174 p.]
En décembre 1976, le fanzine britannique Sideburns publie un dessin – trois accords en tablature gauchement esquissée – avec cette légende : « Voici un accord, en voici un autre, en voilà un troisième, maintenant monte ton propre groupe ». En janvier 1977, les Buzzcocks sortent le ...
premier disque entièrement autoproduit de l’histoire du punk rock et en vendent 16 000 exemplaires en six mois. Le credo majeur de la scène punk rock primitive est né : « Do it yourself ! » (DIY). Très vite, groupes, fanzines, labels et festivals indépendants prolifèrent. En rupture proclamée avec l’industrie du disque, ce petit entreprenariat punk donne naissance à une scène musicale explosive au cœur des années de plomb, lieu d’expression de toutes les radicalités et de toutes les marges.
Trente ans plus tard, le bilan peut sembler amer. Dans le sillage des Sex Pistols dès 1977, nombre de groupes ont signé de juteux contrats avec les majors, les plus gros festivals sont désormais organisés par de grandes marques commerciales, l’imagerie et les icônes du punk rock ornent les affiches publicitaires. La scène punk tout entière semble avoir été retournée comme un gant par la main invisible du marché. Ce livre, véritable invitation à l’action, analyse les ressorts du régime DIY. Il montre que, tout en portant en germe les conditions de sa récupération par le système, il est néanmoins au fondement d’expériences artistiques et politiques originales pour ceux qui, comme les Anglais Crass ou les Américains Fugazi, ont continué à mettre l’autodétermination au principe de leur action.
|
|
|
|
|
|
 |
|
2011 | Ma petite entreprise punk. Sociologie du système D. Toulouse : Kicking Books. [140 p.]
Cet ouvrage place Flying Donuts au cœur d’une enquête sociologique pour poser une question simple en apparence : qu’est ce que le système D ? Afin d’y répondre, l’enquête retrace minutieusement le parcours du groupe. Depuis les premières répétitions de trois jeunes fans de Nirvana, ...
Burning Heads et Seven Hate jusqu’au groupe expérimenté ayant donné plus de 500 concerts et enregistré trois albums. Une trajectoire d’autant plus remarquable qu’elle s’est construite indépendamment de l’industrie musicale dominante. Avec les moyens du bord. C'est-à-dire avec les ressources de la scène punk rock française : sa presse, ses groupes, ses labels, ses organisateurs de concerts, ses fans, etc. Tout est articulé. L’enquête montre à la fois comment l’attachement au punk rock peut faire agir et comment, en retour, la dynamique entrepreneuriale fait vivre la scène punk rock. En somme, cet ouvrage restitue toute la grandeur du geste punk au prisme du système D. Un système D qui n’est pas simplement un moyen de faire, mais un art du possible.
|
|
|
|
|
|
 |
|
2006 | Le monde du rock. Ethnographie du réel. Paris : Mélanie Séteun/Irma, coll. Musique et Société, préface d’Antoine Hennion. [365 p.]
Exception faite de quelques rares travaux, le monde du rock a souvent été observé à distance. Le phénomène de masse a prévalu sur la pratique concrète. Cet ouvrage vise à inverser cette tendance. A cette fin, il propose de s’intéresser à la réalité concrète de la pratique rock à ...
partir d’un important travail d’ethnographie sociologique. Cette réalité se compose d’un mixte hétéroclite d’acteurs, d’objets et de dispositifs. C’est la raison pour laquelle cette enquête de terrain s’emploie à dresser la morphologie d’une multiplicité d’objets produits par le monde du rock (instruments, disques, flyers, fanzines, etc.), à éclairer le fonctionnement et l’équipement d’un ensemble de lieux (locaux de répétition, salles de concerts, magasins de disques, studios d’enregistrement, etc.), à présenter la genèse et la fonction de certains dispositifs (répétition, concerts, politiques culturelles, programmes de soutien, circuits de distribution des œuvres, etc.) et à recueillir le discours des acteurs (musiciens, disquaires, organisateurs de concerts, rédacteurs de fanzines, label managers, amateurs, etc.). A partir de quoi, la combinaison des données obtenues permettra de rendre compte du fonctionnement du monde du rock, dans sa double dimension d’expérience individuelle et collective.
|
|
|
|
|
|
 |
|
2006 | Rock & Religion. Dieu(x) et la musique du Diable. Boulogne-Billancourt : Autour du Livre, coll. Les cahiers du rock [160 p.]
Comment un phénomène profane tel que le rock a-t-il pu rencontrer un phénomène aussi sacré que le religieux ? Comment cette rencontre s’est-elle effectuée ? Au prix de quelles tensions ? Pour quels résultats ? Cet ouvrage entend faire le point sur les rapports entre culture rock et ...
croyances religieuses. Une tendance lourde de notre société tient dans sa prédisposition à mythifier, sacraliser et déifier certaines stars du rock. Les divinités du rock sont généralement de deux types. Celles qui ont à faire avec le Paradis Céleste dans les Champs-Élysées et celles qui fricotent avec les Forces Infernales dans le Tartare, sans oublier celles qui effectuent des passages de l’un à l’autre. Ces divinités du rock ne seraient rien sans leurs apôtres, convertis et autres disciples toujours prompts à les célébrer sous la forme de cultes et de pèlerinages. Ensemble, ils composent un puissant vecteur de propagation de la foi. Une foi farouchement gardée par un clergé tantôt hostile, tantôt favorable au rock et qui, dans ce cas, peut déboucher sur une véritable industrie, dont le rock chrétien constitue une excellente illustration. Mais le rock entretient également des relations avec le judaïsme et l’islam, de même qu’avec d’autres croyances religieuses telles que le satanisme ou l’hindouisme. Ces croyances ont en commun d’instrumentaliser le rock pour diffuser leurs messages. Et à l’inverse, le monde du rock peut s’appuyer sur ces croyances pour affirmer son identité. A ce titre, le propos de cet ouvrage se veut symétrique. En cherchant d’une part, à voir comment les croyances religieuses peuvent affecter le rock. Et d’autre part, en observant de quelle manière le rock peut lui aussi transformer les croyances religieuses.
|
|
|
|
|
|
 |
|
2003 | Hard Rock, Heavy Metal, Metal… Histoire, cultures et pratiquants. Paris : Mélanie Séteun/Irma, coll. Musique et Société [320 p.]
Le terme générique « metal » est le fruit d’une histoire musicale née il y a plus d’une trentaine d’années sous la forme du « hard rock » et du « heavy metal ». Led Zeppelin et Black Sabbath en constituent les modèles canoniques. Les oeuvres de ces formations ont engendré une ...
multiplicité de genres (black, thrash, doom, progressive, crossover, death, hardcore, gothic, sludge, néo, etc.) se réfèrant à des disciplines artistiques diverses (littérature, cinéma, bande dessinée, photographie, art graphique). Aujourd’hui, un certain nombre d’éléments permettent de penser que le metal tend à se démocratiser et à être reconnu pour sa valeur artistique et culturelle. Pour autant, il continue de renvoyer à des représentations sociales très négatives (machisme, violence, satanisme, accointances avec l’extrême-droite). Quoiqu’il en soit, le monde du metal français s’est constitué à travers une multitude de groupes, labels, concerts et médias spécialisés. En observant précisément les conditions de la pratique d’un échantillon d’amateurs de metal, l’auteur met en lumière l’attachement individuel ou collectif au metal, tout en dégageant les implications artistiques, économiques, affectives ou sociales qui leur sont indissociables. En situant ses analyses tour à tour à un niveau international, national, puis local, cet ouvrage dresse concrètement le premier portrait sociologique du monde du metal hexagonal.
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
| |
|

|
 |
|
2007 | HEIN, Fabien, GUIBERT, Gérôme. Sous la dir. Les scènes metal. Sciences sociales et pratiques culturelles radicales. Copyright Volume ! vol. 5, n° 2. [226 p.]
Ce numéro de Copyright Volume ! est consacré aux scènes metal. Il comprend cinq articles scientifiques, deux entretiens approfondis, quatre notes de lecture et une bibliographie provisoirement exhaustive des études métal. Fidèles à la perspective de la revue, les contributions se penchent sur le metal à partir de lectures pluridisciplinaires (musicologie, ethnomusicologie et sociologie) et internationales (France, Espagne, États-Unis, Finlande, Maroc et Taïwan). Une ouverture théorique raisonnée est en effet de mise si l’on considère, en suivant la lecture épistémologique de Jean Claude Passeron, que les sciences sociales « compensent le caractère toujours recommencé de leurs interprétations et la forme “interminable” de leurs intelligibilités “en écheveau” par leur teneur en phénoménalité historique et culturelle » (Passeron, 1990). Dans une perspective constructiviste, on considèrera en effet qu’il n’existe pas de lecture définitive d’un sujet mais une somme d’analyses théoriques qui se croisent et se superposent permettant, in fine, de mieux cerner et appréhender le phénomène social étudié.
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
| |
|

2012 | Le DIY comme dynamique contre-culturelle ? L’exemple de la scène punk rock. Volume !, n° 9, vol. 1, p. 109-126.
2012 | Le régime d’action punk. Ou comment le registre de l’action élimine le registre de la discrimination. In Galloro, Piero, Mouchtouris, Antigone. Sous la dir. Jeunesse et discrimination. Perpignan : Presses Universitaires de Perpignan, coll. Études, p. 151-168.
2011 | Le fan comme travailleur : les activités méconnues d’un coproducteur dévoué. Sociologie du travail, vol. 53, n° 1, p. 37-51.
2011 | The issue of musical genres in France. In Le Guern, P., Dauncey, H. Sous la dir. Stereo : Comparative Perspectives on the Sociological Study of Popular Music in France and Britain. Farnham : Ashgate, p. 153-171.
2011 | Le manager à l’épreuve de la transvaluation. In Gonseth, Marc-Olivier, Knodel, Bernard, Laville, Yann, Mayor, Grégoire. Sous la dir. Bruits. Échos du patrimoine culturel immatériel. Neuchâtel : Musées d’Ethnographie de Neuchâtel, p. 306-312.
2011 | Le rock, une musique subversive ? In Mastor, Wanda, Marguénaud, Jean-Pierre, Marchadier, Fabien. Sous la dir. Droit et Rock. Paris : Dalloz, coll. Thèmes & commentaires, p. 31-43.
2008 | La question des genres musicaux en France. In Le Guern, P., Dauncey, H. Sous la dir. Stéréo. Sociologie comparée des musiques populaires France / G.-B. Paris : Mélanie Séteun/Irma, coll. Musique et Société, p. 157-176.
2007 | Présentation. Les scènes metal. Sciences sociales et pratiques culturelles radicales. Copyright Volume ! vol. 5, n° 2, p. 5-18. [Avec Gérôme Guibert]
2007 | Metal. Une culture de la transgression sonore. Entretien avec Marc Touché. Copyright Volume ! vol. 5, n° 2, p. 137-152. [Avec Gérôme Guibert]
2007 | Études metal/Metal Studies, une bibliographie. Copyright Volume ! vol. 5, n° 2, p. 19-30. [Avec Keith Kahn-Harris]
2006 | Le critique rock, le fanzine et le magazine : « Ça s’en va et ça revient ». Copyright Volume ! vol. 5, n° 1, p. 83-106.
2005 | La réception des productions culturelles rock. Étude comparée entre la presse musicale québécoise et française. Intersections. Revue canadienne de musique, vol. 25, n° 1-2, p. 23-39.
2005 | Le « stoner rock » ou la renaissance des 70’s. In Dutheil Pessin, Catherine, Pessin, Alain, Ancel, Pascale. Rites et rythmes de l’œuvre 1. Paris : L’Harmattan, coll. Logiques Sociales, p. 177-186.
2004 | Les emplois-jeunes dans le monde du rock en Lorraine. Facteurs de changement ? In Champy-Remoussenard, Patricia., Meyer, Vincent. Sous la dir. Être emploi-jeune et après ? Nancy : Presses Universitaires de Nancy, coll. Questions d’éducation et de formation, p. 93-109.
2004 | Ethnographie d’un groupe de rock en tournée aux États-Unis. Ethnographiques.org, n° 5. Disponible sur : http://www.ethnographiques.org/documents/article/ArHein2.html
2003 | Les fanzines rock et leurs rédacteurs en Lorraine. Ethnographiques.org, n° 3. Disponible sur : http://www.ethnographiques.org/documents/article/arHein.html
2002 | Le « stoner rock ». Exemple de constitution d’un courant musical en France. Copyright Volume ! vol. 1, n° 1, p. 47-60.

2007 | Kahn-Harris, Keith D. 2007. Extreme metal. Music and culture on the edge. Oxford : Berg, 194 p. In Copyright Volume ! vol. 5, n° 2, p. 183-186.
2007 | Metallica studies : Pillsbury, Glen T. 2006. Damage Incorporated. Metallica and the production of musical identity. New York, NY : Routledge, 242 p. & Irwin, William. Sous la dir. 2007. Metallica and Philosophy. A crash course in brain surgery. Malden, MA : Blackwell Publishing, coll. Philosophy and PopCulture, 260 p. In Copyright Volume ! vol. 5, n° 2, p. 190-198.
2004 | Budde, Dirk. 1997. Take three Chords... Punkrock und die entwicklung zum american hardcore. Karben, Coda, 236 p. In Copyright Volume ! vol. 3, n° 2, p. 162-163.
2004 | Segré, Gabriel. 2003. Le culte Presley. Paris : PUF, coll. Sociologie d’aujourd’hui, 302 p. In Copyright Volume ! vol. 3, n° 1, p. 121-123.
2003 | Blush,Steven. 2001. American Hardcore. A tribal history. Los Angeles : Feral House, 336 p. In Copyright Volume ! vol 2, n° 1, p. 134-136.

2009 | Enquête par questionnaire sur la réception de la mise en lumière du haut fourneau d’Uckange : « Tous les soleils », œuvre de Claude Lévêque. Rapport de recherche : DRAC de Lorraine, Metz [27 p.] Disponible sur http://www.lahic.cnrs.fr/spip.php?article446
2005 | Étude comparée des mondes du rock au Québec et en France. Rapport de recherche : Bibliothèque Nationale du Québec, Montréal. [39 p.]
2001 | Les formes de la pratique rock en Lorraine. Groupes de rock, répétitions, concerts, enregistrements et distribution. Rapport de recherche : Mission du Patrimoine ethnologique/ILSTEF/ERASE. [108 p.]
|